Association iséroise de kitesurf, snowkite et powerkite
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Eldorapeuf jusqu'au Pic de l'Etendard 3400m (15 mai 2014)



  • Cela fait une heure et demie que je suis assis dans la neige complètement englué dans le brouillard, sans un vent dans un silence total. A force
    d'attendre je commençais à me les cailler, ma 12m verte blanche et rouge était affalée en direction du sud, prête à repartir.
    De temps en temps quelques glaçons se détachaient d'une proche paroi rocheuse et le bruit de leur chute me ramenait à la réalité, mais comment
    tout cela avait commencé ?

    Au loin les crêtes des Grandes Rousses balayées par la neige fumante m'indiquaient qu'il y avait plus de vent que prévu. La lumière du matin
    était magnifique, il faisait grand beau et tout le ciel vibrait dans un chaleureux bleu pur.
    A 7h30 j'étais au bas de la combe de Montfroid, ou étonnamment il n'y avait pas beaucoup d'air. La couche de peinture de la veille avait déjà fondu,
    laissant l'herbe reprendre le dessus.

    Je fus obligé de marcher sur la crête une dizaine de minutes afin de trouver vers 1900 m un décollage en bonne neige et mieux ventilé.
    La poudreuse rendait la trace du snowboard douce et confortable, contrairement au vent de NE rafaleux et faible, dont les à coups et les molles
    perturbaient le ride. Je dus m'en contenter jusqu'au sommet de la combe (2277m).
    Au niveau du verrou c'était une toute autre histoire, 21.3 nœuds hyper rafaleux, au sol des sastrugis et des plaques de glace rendaient aujourd'hui
    le passage un peu aléatoire. J'ai préféré plier tout de suite et marcher une dizaine de mètres afin de déboucher de l'autre côté.

    En 5 minutes je traversais le premier, deuxième et troisième plateaux jusque sous le couloir gauche du versant nord de l'Aiguille de Laisse, mais
    bizarrement ici le vent redevenait faiblard. En redescendant pour mordre plus d'air, j’aperçus deux turbos machines une rose et une verte qui passaient
    par un autre chemin. L'itinéraire des balcons qui surplombe les lacs. J'enquillais dans leurs traces jusqu'à rejoindre Francis qui m’annonça qu'il laissait
    tomber l'affaire à cause du brouillard naissant.

    Profitant encore de la visibilité j'observais le nouveau panorama. C'était une sorte de cirque montagneux constitué sur le haut d'aiguilles rocheuses
    et de crêtes enneigées s'étalant du versant est de l'Aiguille de Laisse (2879m) à ma droite, jusqu'à en face de moi plein sud ou trônait l'imposante
    face Nord de la falaise de l'Aiguille noire (2997m). En dessous d'immenses pentes de poudreuse s'enracinaient sur 200m de dénivelée, plus au sud
    juste sous le socle de l'Aiguille Noire l'inclinaison prenait des degrés. (Vu d'en face l'après-midi)

    Durant la descente entre deux éclaircies je finis par retrouver la trace de Pascal qui s’entremêlait à celles des randonneurs. Quant à la
    lecture du relief elle était évidente il fallait passer au dessus d'un système de ressauts pour atteindre le creux du vallon au plus haut.

    Claahwq …. crhooa, un nouveau stalactite venait de tomber, la bise et la visu étaient de retour,

    un coup sur les avants et hop me revoilà à kiter mais à deux de tension aux rythmes des kiteloops des pétoles et des reprises, jusqu'à ce que
    je croise Boogly sur le glacier de Saint Sorlin au niveau du Rocher Blanc. Il redescendait en ski du sommet qu'il avait gravi en plein brouillard.

    De loop en loop j'enfilais tranquilou le large glacier jusqu'à me retrouver au pied de l'immense triangle que forme le relief du Pic de l’Étendard, mais
    malheureusement tout était bouché alors que le vent était bien présent. Au bout d'une quarantaine de minutes je chopais une éclaircie et
    attaquais les 1.2 km de développé de cette face pyramidale, dont le début très pentu avec ses 30 à 40 cm de peuf rendait le pilotage physique
    à cause de la traînée.

    A chaque fois que le brouillard revenait j'affalais la voile et en trois éclaircies après avoir croisé Antoine B. qui redescendait tout content vainqueur
    de son premier Étendard, je gravissais à mon tour le fameux pic qui culmine à 3464m. Dans le fort vent j'affalais et plié mon aile une vingtaine de
    mètres sous la corniche sommitale.

    La descente en surf des 500m de dénivelée fut sublime.

    En bas je cassais la croûte et photographiais Antoine et sa montana bleue qui crapahutait dans le secteur du glacier de la Barbaratte.

    Ainsi que l'arrivée d'un autre snowkiteur Ronu en direction du Col de Quirlies

    Cela marqua l'heure du retour qui se fera en kite, au feeling selon un nouvel itinéraire.
    Celui ci dans un premier temps redescendait le vallon glaciaire sur trois kilomètres jusqu'à atteindre la cote 2500m située au niveau de la tourbière
    du Tournant. Dans un deuxième temps pour retoucher du vent, j'ai du remonter sur les crêtes du Génépi et slalomer entre les rochers jusqu'aux crêtes
    de Mondor, en surplombant au nord le Col sud des Lacs (2476m), juste sous le gros pic rocheux pixelisé le matin.

    J'étais tout près de la jonction du lac Blanc d'avec le lac Bramant, celui du refuge. Le manque d'air m'obligea à passer mon splitboard en mode peaux
    de phoques durant une demie-heure afin de rejoindre en face le troisième plateau. S'en suvi un ré-decollage assez haut au dessus du refuge, ou je
    recroisais de nouveau le gars de Saint-Hilaire.

    La suite s’enchaîna très vite depuis le versant nord de l'Aiguille de Laisse jusqu'au petit pont en bois ou je retrouvais Francis, Jeff M. et Pascal.

    Pour fêter mon premier Pic de l’Étendard en snowboard, je leur proposais une bonne bière bio qui barbotait sagement depuis le matin dans le ruisseau.
    Mais nous fumes rapidement chassés des lieux par l'arrivée de gros flocons de neige.

    Ce fut une journée de patience tout en longueur ou les conditions pour réaliser cette magnifique course en montagne se sont offertes à moi
    au fur et à mesure entre ombres et lumières, et c'est avec ma flamme intérieure ravivée que je rejoignais la dure réalité de la matrice.



  • Cela fait une heure et demie que je suis assis dans la neige complètement englué dans le brouillard, sans un vent dans un silence total. A force
    d'attendre je commençais à me les cailler, ma 12m verte blanche et rouge était affalée en direction du sud, prête à repartir.
    De temps en temps quelques glaçons se détachaient d'une proche paroi rocheuse et le bruit de leur chute me ramenait à la réalité, mais comment
    tout cela avait commencé ?

    Au loin les crêtes des Grandes Rousses balayées par la neige fumante m'indiquaient qu'il y avait plus de vent que prévu. La lumière du matin
    était magnifique, il faisait grand beau et tout le ciel vibrait dans un chaleureux bleu pur.
    A 7h30 j'étais au bas de la combe de Montfroid, ou étonnamment il n'y avait pas beaucoup d'air. La couche de peinture de la veille avait déjà fondu,
    laissant l'herbe reprendre le dessus.

    Je fus obligé de marcher sur la crête une dizaine de minutes afin de trouver vers 1900 m un décollage en bonne neige et mieux ventilé.
    La poudreuse rendait la trace du snowboard douce et confortable, contrairement au vent de NE rafaleux et faible, dont les à coups et les molles
    perturbaient le ride. Je dus m'en contenter jusqu'au sommet de la combe (2277m).
    Au niveau du verrou c'était une toute autre histoire, 21.3 nœuds hyper rafaleux, au sol des sastrugis et des plaques de glace rendaient aujourd'hui
    le passage un peu aléatoire. J'ai préféré plier tout de suite et marcher une dizaine de mètres afin de déboucher de l'autre côté.

    En 5 minutes je traversais le premier, deuxième et troisième plateaux jusque sous le couloir gauche du versant nord de l'Aiguille de Laisse, mais
    bizarrement ici le vent redevenait faiblard. En redescendant pour mordre plus d'air, j’aperçus deux turbos machines une rose et une verte qui passaient
    par un autre chemin. L'itinéraire des balcons qui surplombe les lacs. J'enquillais dans leurs traces jusqu'à rejoindre Francis qui m’annonça qu'il laissait
    tomber l'affaire à cause du brouillard naissant.

    Profitant encore de la visibilité j'observais le nouveau panorama. C'était une sorte de cirque montagneux constitué sur le haut d'aiguilles rocheuses
    et de crêtes enneigées s'étalant du versant est de l'Aiguille de Laisse (2879m) à ma droite, jusqu'à en face de moi plein sud ou trônait l'imposante
    face Nord de la falaise de l'Aiguille noire (2997m). En dessous d'immenses pentes de poudreuse s'enracinaient sur 200m de dénivelée, plus au sud
    juste sous le socle de l'Aiguille Noire l'inclinaison prenait des degrés. (Vu d'en face l'après-midi)

    Durant la descente entre deux éclaircies je finis par retrouver la trace de Pascal qui s’entremêlait à celles des randonneurs. Quant à la
    lecture du relief elle était évidente il fallait passer au dessus d'un système de ressauts pour atteindre le creux du vallon au plus haut.

    Claahwq …. crhooa, un nouveau stalactite venait de tomber, la bise et la visu étaient de retour,

    un coup sur les avants et hop me revoilà à kiter mais à deux de tension aux rythmes des kiteloops des pétoles et des reprises, jusqu'à ce que
    je croise Boogly sur le glacier de Saint Sorlin au niveau du Rocher Blanc. Il redescendait en ski du sommet qu'il avait gravi en plein brouillard.

    De loop en loop j'enfilais tranquilou le large glacier jusqu'à me retrouver au pied de l'immense triangle que forme le relief du Pic de l’Étendard, mais
    malheureusement tout était bouché alors que le vent était bien présent. Au bout d'une quarantaine de minutes je chopais une éclaircie et
    attaquais les 1.2 km de développé de cette face pyramidale, dont le début très pentu avec ses 30 à 40 cm de peuf rendait le pilotage physique
    à cause de la traînée.

    A chaque fois que le brouillard revenait j'affalais la voile et en trois éclaircies après avoir croisé Antoine B. qui redescendait tout content vainqueur
    de son premier Étendard, je gravissais à mon tour le fameux pic qui culmine à 3464m. Dans le fort vent j'affalais et plié mon aile une vingtaine de
    mètres sous la corniche sommitale.

    La descente en surf des 500m de dénivelée fut sublime.

    En bas je cassais la croûte et photographiais Antoine et sa montana bleue qui crapahutait dans le secteur du glacier de la Barbaratte.

    Ainsi que l'arrivée d'un autre snowkiteur Ronu en direction du Col de Quirlies

    Cela marqua l'heure du retour qui se fera en kite, au feeling selon un nouvel itinéraire.
    Celui ci dans un premier temps redescendait le vallon glaciaire sur trois kilomètres jusqu'à atteindre la cote 2500m située au niveau de la tourbière
    du Tournant. Dans un deuxième temps pour retoucher du vent, j'ai du remonter sur les crêtes du Génépi et slalomer entre les rochers jusqu'aux crêtes
    de Mondor, en surplombant au nord le Col sud des Lacs (2476m), juste sous le gros pic rocheux pixelisé le matin.

    J'étais tout près de la jonction du lac Blanc d'avec le lac Bramant, celui du refuge. Le manque d'air m'obligea à passer mon splitboard en mode peaux
    de phoques durant une demie-heure afin de rejoindre en face le troisième plateau. S'en suvi un ré-decollage assez haut au dessus du refuge, ou je
    recroisais de nouveau le gars de Saint-Hilaire.

    La suite s’enchaîna très vite depuis le versant nord de l'Aiguille de Laisse jusqu'au petit pont en bois ou je retrouvais Francis, Jeff M. et Pascal.

    Pour fêter mon premier Pic de l’Étendard en snowboard, je leur proposais une bonne bière bio qui barbotait sagement depuis le matin dans le ruisseau.
    Mais nous fumes rapidement chassés des lieux par l'arrivée de gros flocons de neige.

    Ce fut une journée de patience tout en longueur ou les conditions pour réaliser cette magnifique course en montagne se sont offertes à moi
    au fur et à mesure entre ombres et lumières, et c'est avec ma flamme intérieure ravivée que je rejoignais la dure réalité de la matrice.


  • Modérateurs Onekite FFVL 2019

    Raph, je ne voudrai pas te mettre la pression mais avec Pascal en l’honneur de ton premier étandard
    nous avons décidé de ne publier qu'a la suite de ton CR.

    Prends ton temps quand même pour y mettre toute la poésie dont tu as le secret.
    Pour vous faire saliver, j'ai quelques points de vues du spot jamais publiées.



  • tu auras fait la première en snowboard cool ! de mon coté j'attendrais l'an prochain



  • (J'avais écrit ce CR avant le post de Raf et de Francis, j'ai pas le temps de tout ré-écrire si y a des redites ou des doublons, vous trierez dans le tas )

    Encore une très bonne session ce 15 mai.
    La neige est restée poudreuse, le vent moins sympa qu'hier, les éclaircies plus généralisées.
    Beaucoup de monde cette fois sur le spot, super.
    Quand on arrive avec Francis et Jeff, on voit la voiture de Raf qui est déjà là, il a décollé à 7h...
    On va voir si on arrive à le rattraper.
    Avec Jeff et Francis on passe le pont de bois et on monte un peu à pied car y a plus de neige ici, puis on déplie les voiles.
    Montée express depuis le bas de Montfroid jusqu'à l'Aiguille Noire comme une fusée. Le passage du verrou dans la neige qui vole à 5m de haut et à peu près 20 knds, fallait pas faire d'erreur, Francis racontera mieux que moi.
    Ce vent N/E fort, c'est bon signe, ça va faire un Etendard Express, tout va bien le long des trois étages. Francis est avec moi également juste quelques mètres derrière.
    Je vois la voile de Raf qui bataille dans la dernière combe 3ème étage car il est sous le vent. Erreur. Il faut prendre tout à gauche des trois étages pour monter plus serein.
    Bref, descente à Mach II jusqu'au glacier de St Sorlin et puis là... plus de vent.
    Mystère.
    Un coup d'oeil dans le rétro pour voir que Francis a eu la prudence de ne pas suivre.
    Pour aller à l'Etendard, je vais monter pile deux fois plus doucement que les podfokeurs qui me doublent avec le sourire. Le principe est simple, trois loops d'aile pour avancer de 50m quand y a une risée de 1knd puis 15mn voile au sol dans de l'air immobile. Avec au-dessus de moi des nuages qui défilent comme des avions à réaction. A n'y rien comprendre.
    Pour finir proche du sommet dans des rafales à 25/30 knds dans tous les sens quand on sort de la mer de nuages. Sur la pente du haut le vent a tendance à souffler Sud...
    Je passe une heure pour faire trois malheureuses fotos dans les courtes éclaircies lorsque ça s'ouvre sur un beau ciel bleu avec un vent style machine à laver.
    Puis descente dans le brouillard et quand j'arrive au pied du glacier de St Sorlin, qui vois-je ? Raf... Il a parcouru 200m depuis tout à l'heure. Ce qui prouve que le vent sur cette portion est vraiment galère.
    Je lui souhaite bonne chance pour le sommet, ne pas se décourager, et surtout ne pas s'approcher des falaises à droite au bout de la grande pente de poudreuse sous le sommet. Grand danger d'accélération X4 du vent.
    Je croise ensuite Antoine Boisselier qui est également en route vers l'Etendard.
    Cette fois je vais rentrer en longeant les lacs (voir la trace GPS) et pour ceux qui sont inquiets pour ce retour en cas d'absence de vent, pas de panique, pas besoin de podfok, il suffit de deux bons bâtons de ski car c'est du plat tranquille, y en a pour moins de 30mn.
    A un moment après le premier grand lac, on retrouve le vent de Nord, dépliage de la voile et retour tranquille vers les étages.
    Voilà.
    Je retrouve Francis (qui a eu la sagesse de ne pas poursuivre après le bas du glacier de St Sorlin lors d'une tentative vers midi, et lui a pu remonter par les pentes sous l'Aiguille Noire grâce à un bon créneau court, bravo. Pour réussir ça, il a dû voler par-dessus des barres rocheuses infranchissables, les lyonnais présents tout en haut du 3ème étage ont halluciné, super impressionnant, du très grand Francisco, champion.)
    On va ensuite aller explorer ensemble les faces Ouest sous les arrêtes qui mènent à l'Aiguille Noire au niveau du 2ème étage. A un moment on apercevait le Plan des Cavales (que l'on pourrait rejoindre, sauf qu'on ne pourrait pas revenir). On surplombe le lac de Grand-Maison. C'est un très beau coin et la neige est super poudre. On pense qu'il est possible de rejoindre l'Aiguille Noire par cet itinéraire pas évident.
    On va encore kiter un bon moment après être revenus sur nos secteurs habituels, Francis fait des vols super sur le 1er étage mais je trouve le vent trop difficile, avec des thermiques ascendants à la verticale, surpuissants, qui sont pas sympas pour voler.
    On va attaquer la descente après 17h, en skis sur les bouts de névés presque jusqu'en bas pas loin du pont, et on a retrouvé Raf qui est revenu de son sommet de l'Etendard. Bravo Raf. Champion. D'ailleurs il avait caché une bouteille de bière au frais dans la rivière, mais Francis et Jeff n'en boivent pas, et moi je fais une entorse au règlement pour fêter le sommet de Raf (elle était pas mauvaise cette petite bière, hips).
    Encore une super session.
    Je sais pas si on reviendra.
    Sauf si y a encore un gros coup de Nord dans deux semaines.
    Car semaine prochaine c'est Sud tous les jours.
    Affaire à suivre de près.

    La trace GPS :

    http://www.gpx-view.com/gpx.php?f=15MAI14.GPX


    Rafkite sur le glacier de St Sorlin en route pour l'Etendard (faudra prendre sur la droite)


    Suivi de Antoine Boisselier.


    Sortie des nuages sous le sommet.
    En arrière-plan on voit le Pic du Grand Sauvage 3.140m


    On a eu de la bonne poudreuse.


    Francis dans le secteur Ouest qu'on a exploré.

    La photo Skis Rossignol :

    https://www.facebook.com/Rossignol1907/ ... =1&theater


    Une photo aérienne prise sur le site de Caplain Montagne.
    C'est la toute dernière partie, montée vers le Pic de l'Etendard après le cheminement jusque là sur le glacier de St Sorlin en bas à droite.
    Comme quoi, suivant les angles de vue, c'est pas pareil comme ambiance…
    Le point rouge marque l'endroit où on a posé hier avec Francis.
    Aujourd'hui j'ai posé un poil plus bas à cause du vent trop dangereux.



  • Bonjour à tous,

    Je m'invite sur ce forum car "l'autre snowkiteur" à la voile noire, c'est moi.

    Le paradis du kite existe. J'ai eu la chance de le trouver ce jeudi 15 mai.

    Départ à 10h30 à Montfroid. Une fois en haut du vallon, une petite pente assez raide est sur mon chemin. Ce sera l'affaire du 15 minutes de marche.

    Là est toute la philosophie de ma pratique du kite. Je sais que mon niveau technique est très moyen et je ne veux pas me retrouver dans une situation périlleuse, je contourne donc les difficultés.

    Une fois avoir passer à pieds ce passage délicat, je me retrouve au paradis du kite. C'est grand ( gigantesque ! ), c'est beau, c'est praticable presque partout.

    Mon idée est d'aller vers le Pic de l’Étendard en évitant l'Aiguille Noire, bien trop difficile pour moi. Je connais le coin car l'ayant parcouru en ski de randonnée. Je vise les lacs près du refuge de l’Étendard, j'y arrive assez facilement puis je vais plein sud vers le Pic : Que du facile mais le chemin n'est pas direct…

    Je croise "Eldorapeuf" sur le chemin du retour. Heureux de croiser du monde car je me sens seul !

    Je vois vite que je vais devoir me contenter du Col de Quirlies juste à côté du Pic, à cause des nuages. Quelle belle randonnée ! Même le Col du Petit Saint Bernard semble être un confetti en comparaison.

    Je sens que le retour va être long. Je plie la voile et je skie ( parfois je marche avec les skis aux pieds ) sur les faibles pentes qui me ramènent aux lacs. Je cherche une douce montée orientée nord-est. Je la trouve après avoir un peu transpiré il est vrai ( je sens encore les courbatures ). Montée pépère et en toute sécurité, une fois assez haut je plie la voile pour rentrer à ski.

    En étant près à transpirer un peu, en acceptant de faire des détours et en ayant avec soi des peaux en cas de manque de vent pour le retour, il est très possible d'aller aux pieds du Pic de l’Étendard même si on est pas un dieu du kite.

    J'espère retourner l'an prochain dans ce paradis sur terre, avec un peu moins de nuages si possible.


  • Modérateurs Onekite FFVL 2019

    Bravo Raph et Pascal pour le CR 5 étoiles cela valait le coup d’attendre.
    Vous avez déjà tout dit, je n’ai plus rien à faire.

    Je vais quand même donner mon point de vu.

    Dans le snowkite sur un spot immense comme la haut il y a deux façons de voir les choses.
    La première tu te fixes un but (l’étendard) et tu sacrifies un peu ta session pour chercher à l’atteindre.
    La deuxième, tu cherches le kite plaisir et tu explores les lieux à la recherche des meilleurs conditions.

    Après avoir fait l’étendard la veille, c’est la deuxième option que j’ai choisie lors de cette session.

    Juste une précision par rapport à ce qu’a dit Pascal, le passage du verrou en haut de Monfroid
    était bien chaud, quand je l’ai vu juste devant moi se faire secouer en 14 avec la neige qui volait j’ai failli passer en 6 m.
    Je suis quand même passé en 10m mais en serrant les fesses.

    Le vent Nord Est bien fort du matin m’a permis d’exploiter toute la zone vers les lacs qui est magnifique.

    Pascal lui part vers l’étendard, voyant le brouillard plus haut je décide de ne pas le suivre

    Raph qui a suivi nos traces part lui aussi directement vers l’étendard

    Le terrain de jeu

    Avec quelques jolis goulets

    Un peu de pentu

    De belles corniches

    L’après midi les conditions s’améliorant vers l’étendard je tente le coup

    Je tire quelques bords dans le col

    Malheureusement le sommet est toujours dans le brouillard et le vent bien faible à cet endroit, je renonce et après le CR de Pascal je n’ai pas de regret.

    Sur le chemin du retour

    il va falloir remonter à l’aiguille de Laisse ce qui n’avait pas été facile la veille

    Cette fois la remontée est plus facile, après le passage du premier verrou qui est bien alimenté, je prends une autre option ne sachant pas que l’on m’observe.
    Je gravis un petit couloir qui me permet par un petit vol (en vert ci-dessous) d’éviter le point délicat et de poser dans la pente sous l’Aiguille Noire.
    Raph je t'ai piqué une photo pour y poser ma trace.

    Je poursuis alors dans ces pentes

    Comme la veille le vent tourne au Nord en faiblissant.
    Après une session de vols depuis l’aiguille de Laisse avec des conditions parfaites, je pars avec Pascal explorer la face Nord Ouest

    Je me retrouve au-dessus du plan des cavales avec le Couard juste en dessous

    Il doit avoir moyen de faire la face Nord Ouest de l’aiguille Noire, mais c’est bien engagé et je suis tout seul, je renonce.
    Là, j’ai quelques regrets, en regardant ma trace sur google earth je pense que cela devait passer sans trop de problème.

    La fin de la montée possible est sous la voile de l’autre coté de la corniche

    Sur le chemin du retour

    Je croise Pascal qui vient visiter le coin

    Vu dans l’autre sens

    Vu de plus haut

    Retour sur le spot principal

    Jeff dans ses oeuvres

    Pascal avec les aiguilles de l’argentière au fond

    Retour sur l’aiguille de Laisse pour finir la session

    Le spot bien tracé depuis l’arête de l’aiguille de Laisse

    La trace, 130 km pour 9400m de dénivelé

    Pour ceux qui veulent visiter sur google earth vous pouvez télécharger la trace ici :
    http://www.neufgiga.com/n/50-17/share/LNK18645377d25f045f6/

    Comme l’a dit Pascal avec les températures annoncées pour la semaine cette session risque d’être la dernière de la saison.
    En tout cas un beau bouquet final pour cette saison bien remplie.


  • Onekite FFVL 2020 Onekite Club 2019

    merci j'ai pu faire virtuellement le sommet à travers vos CR et vos magnifiques photos


  • Modérateurs Onekite FFVL 2019

    Le plus beau CR de l'histoire du snowkite

    Y a tout dedans: de l'aventure, de l'exploit, du grandiose, de la poésie, des photos au top, de la description, des conseils, une trace d'anthologie, de la bière au frais, bravo les gars!


  • Onekite FFVL 2019

    j'ai laissé les "pros" s'exprimer sur leurs exploits, bravo les gars, mais je voudrais dire aussi qu'il y avait des " amateurs" qui se sont bien éclatés aussi , sans aller jusqu'au sommet ultime, seulement au 1er , 2ème, voire 3ème étage, je citerais Régis, Jacky, Mickael, Arnaud, quelques autres dont je ne connais pas les noms, et moi même…..

    Tout ça pour ne pas complètement décourager les snowkiteurs un peu moins aguerris qui pourraient se dire : "bon, ce n'est pas pour moi " à la lecture du topic, oui, c'est un spot engagé mais quand même accessible et pas uniquement réservé aux "warriors"



  • c sur même des papys comme nous on y est arrivé seul bémol c le passage du verrou qui est délicat beaucoup l'on fait à pied ct plus sage ….denis et moi on l'a fait mais en serrant les fesses....et pour la descente vu le vent j'ai préféré la faire en ski mais effectivement une belle journée ct pour moi une 1er de skier aussi tard dans une saison....je suis prêt pour novembre...
    a bientôt à la flake qui se réchauffe enfin.... plage sud pour les frimstylers ....
    régis


  • KAF


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