Association iséroise de kitesurf, snowkite et powerkite

Colombie


  • KAF

    Ce voyage on l'attendait avec Sigo, encore plus car l'année dernière nous avions dû l'annuler à cause de ma blessure en snowkite, et depuis Maurice en août 2012 ça nous manquait de partir !
    En fait j'avais lu cet article de Bastien Bollard, puis c'est par hasard sur un forum que j'ai fait connaissance avec Philippe, un français qui a racheté une maison avec son associé il y a 5 ans après plusieurs repérages (l'histoire), et qui depuis peu y loue 4-5 chambres en servant le petit-déjeuner (25 euros/personne). J'en profite afin de le remercier lui et Jean-Jacques pour tous leurs conseils, leur gentillesse, et c'est d'ailleurs avec plaisir que je vois s'alimenter la page facebook avec nos photos.

    Après notre voyage au Vietnam chez Richard, nous cherchions une destination un peu équivalente, à l'ambiance tout aussi conviviale, sur un spot peu fréquenté (au max nous étions une 10aine à naviguer, un luxe), avec du vent assuré et des vagues (les stats), sans les inconvénients de celles qui cassent sur des rochers, coraux, oursins etc.
    Histoire d'assurer l'affaire, en cas d'aile broyée, il se trouve que j'avais renouvelé nos ailes juste avant le départ, sans avoir vendu les anciennes, nous sommes donc partis avec double quiver (2 X 6 et 2 X 9m²) + 1 surf + 1 TT. Je m'étais aussi équipé en matos de réparation, au cas où.

    Pour atteindre ce bout de Caraïbes (aéroport de Carthagène à privilégier, sinon Baranquilla), il faut avouer que c'est un peu le parcours du combattant, car en partant de province il est impossible de faire moins de 2 correspondances, généralement on passe via Madrid, Miami, Bogota… le billet tourne autour des 800-1000 euros, pas de visa nécessaire.
    Le transfert qui dure 1h a été notre point noir, au retour notamment où nous avons dû appliquer le plan de secours (bus et taxi), ce qui nous a valu une bonne suée, en ajoutant la douane où ils ont pris leur temps pour fouiller nos bagages à main dans les moindres recoins.

    Au cours des 2 semaines, le vent a été un métronome, il se levait vers 10-11h et diminuait vers 17-18h (souvent plus régulier à partir de 16h), nous avons utilisé pour 95% des sessions notre petite toile. Concernant les vagues, nous avons profité d'une baisse au milieu du séjour, idéale pour reposer les corps qui avaient été bien sollicités, puis à la fin elles ont avoisiné les 3 mètres. La casa bénéficie d'une vue parfaite sur la baie de Santa Veronica (longue de 3 à 5 km), en partant à pieds il suffisait de choisir sa vague en fonction de son niveau et son envie. La meilleure est Olas Inn, lisse et qui déroule tranquillement, demande 1h de marche ou 10 mn en downwind (et 30 mn en remontée).

    Tel que je l'avais imaginé, Sigo a pu s'entraîner en sécurité au strapless (il va même peut-être falloir penser à prendre un 2ème surf, car elle y a pris goût), dans une eau autour des 27°C. Le dernier jour seulement, alors que la valve de son BA s'était décollée, je me suis fait une frayeur, après remorquage de son aile tractée, en voyant les monstres qui l'attendaient (2m50)… mais heureusement elle est passée entre 2 grosses séries.
    Je reprends le fil au niveau climat, il est assez sec, la température est de 30°C, en bref on est bien lorsqu'on se baigne. La nuit la chaleur reste quand même, on apprécie la brise marine, et la moustiquaire est recommandée car il traîne comme de petits moustiques très voraces et quasi inaudibles.

    Le matin était sujet à l'oisiveté, inutile de se presser il suffisait d'attendre que les conditions se mettent bien en place. Nous traînions dans les hamacs, Sigo bouquinait, faisait sa gym ou allait se baigner… je prenais quelques photos ou les triais. Avant que le vent soit trop fort, nous pouvions contempler le vol des pélicans en ras-motte à quelques centimètres de l'eau, ou les rapaces en soaring en haut de la belle falaise située derrière la casa.
    C'était en clair notre moment de repos (notre pause d'hyperactifs), où nous étions contents que la connexion internet soit de faible débit, pour vraiment couper de tout, profiter de nos vacances, se mettre dans le rythme, bercés par la musique locale telle que

    ou
    .

    Le midi, nous pouvions utiliser la cuisine pour se faire à manger, à proximité une tienda permettait de se ravitailler. Vu comme le petit-déjeuner était copieux (et délicieux), en général quelques fruits et du pain genre brioché nous suffisait. Le soir il est préférable de réserver, nous allions en groupe au resto, au menu soit poulet (el pollo !), soit poisson (au top chez Martha sur la playa). C'est dommage tout de même, ils ne savent pas trop cuisiner, souvent c'est frit et on trouve rarement des légumes cuits. 1 fois / semaine était organisé un dîner commun à la casa, Edith la cuisinière nous régalait.
    Sinon pour donner un ordre d'idées, un repas tourne autour des 4-8 euros, une bière moins de 1 euro.

    A propos de la sécurité, depuis 2004 on nous disait elle s'est bien améliorée, les zones à éviter seraient plutôt les frontières avec le Panama et Venezuela.
    Lors de nos courtes escapades, il nous est arrivé de sortir des sentiers battus, tomber nez à nez avec des militaires, qui nous ont expliqué qu'il fallait une autorisation pour continuer, simplement nous avons contourné leur camp pour atteindre notre point de vue Un autre détail m'a surpris à l'entrée d'un centre commercial, un logo signalait de ne pas entrer avec une arme. Ensuite les règles de base habituelles doivent être appliquées, ne pas s'afficher avec des objets de valeur...

    Pour revenir aux visites, nous recommandons la ville de Carthagène (1 journée suffit), avec ses façades colorés, le photographe s'en donne à coeur joie Pour ceux qui restent plus longtemps, il est conseillé d'aller faire un tour au parc Tayrona aussi. Sinon, un couple que nous avons rencontré a eu la bonne idée de faire une correspondance 2 jours à Bogota, où il fait plus frais.
    Le week-end est assez festif, les colombiens sortent d'énormes baffles dans la rue, et la musique bat son plein jusqu'à la nuit, même dans les villages. C'est particulier, les gens ne peuvent se parler à cause du niveau sonore, ils jouent au billard ou dansent par exemple.

    Enfin on peut se demander s'il existe d'autres spots, si on cherche par exemple du "flat", mais d'après ce que nous avons entendu, cela ne vaut pas trop le coup de faire des bornes. Pour finir, 5 albums à visionner s'il vous reste du courage :

    Et cette fois, une vidéo a été montée :
    87838362


  • KAF

    Ce voyage on l'attendait avec Sigo, encore plus car l'année dernière nous avions dû l'annuler à cause de ma blessure en snowkite, et depuis Maurice en août 2012 ça nous manquait de partir !
    En fait j'avais lu cet article de Bastien Bollard, puis c'est par hasard sur un forum que j'ai fait connaissance avec Philippe, un français qui a racheté une maison avec son associé il y a 5 ans après plusieurs repérages (l'histoire), et qui depuis peu y loue 4-5 chambres en servant le petit-déjeuner (25 euros/personne). J'en profite afin de le remercier lui et Jean-Jacques pour tous leurs conseils, leur gentillesse, et c'est d'ailleurs avec plaisir que je vois s'alimenter la page facebook avec nos photos.

    Après notre voyage au Vietnam chez Richard, nous cherchions une destination un peu équivalente, à l'ambiance tout aussi conviviale, sur un spot peu fréquenté (au max nous étions une 10aine à naviguer, un luxe), avec du vent assuré et des vagues (les stats), sans les inconvénients de celles qui cassent sur des rochers, coraux, oursins etc.
    Histoire d'assurer l'affaire, en cas d'aile broyée, il se trouve que j'avais renouvelé nos ailes juste avant le départ, sans avoir vendu les anciennes, nous sommes donc partis avec double quiver (2 X 6 et 2 X 9m²) + 1 surf + 1 TT. Je m'étais aussi équipé en matos de réparation, au cas où.

    Pour atteindre ce bout de Caraïbes (aéroport de Carthagène à privilégier, sinon Baranquilla), il faut avouer que c'est un peu le parcours du combattant, car en partant de province il est impossible de faire moins de 2 correspondances, généralement on passe via Madrid, Miami, Bogota… le billet tourne autour des 800-1000 euros, pas de visa nécessaire.
    Le transfert qui dure 1h a été notre point noir, au retour notamment où nous avons dû appliquer le plan de secours (bus et taxi), ce qui nous a valu une bonne suée, en ajoutant la douane où ils ont pris leur temps pour fouiller nos bagages à main dans les moindres recoins.

    Au cours des 2 semaines, le vent a été un métronome, il se levait vers 10-11h et diminuait vers 17-18h (souvent plus régulier à partir de 16h), nous avons utilisé pour 95% des sessions notre petite toile. Concernant les vagues, nous avons profité d'une baisse au milieu du séjour, idéale pour reposer les corps qui avaient été bien sollicités, puis à la fin elles ont avoisiné les 3 mètres. La casa bénéficie d'une vue parfaite sur la baie de Santa Veronica (longue de 3 à 5 km), en partant à pieds il suffisait de choisir sa vague en fonction de son niveau et son envie. La meilleure est Olas Inn, lisse et qui déroule tranquillement, demande 1h de marche ou 10 mn en downwind (et 30 mn en remontée).

    Tel que je l'avais imaginé, Sigo a pu s'entraîner en sécurité au strapless (il va même peut-être falloir penser à prendre un 2ème surf, car elle y a pris goût), dans une eau autour des 27°C. Le dernier jour seulement, alors que la valve de son BA s'était décollée, je me suis fait une frayeur, après remorquage de son aile tractée, en voyant les monstres qui l'attendaient (2m50)… mais heureusement elle est passée entre 2 grosses séries.
    Je reprends le fil au niveau climat, il est assez sec, la température est de 30°C, en bref on est bien lorsqu'on se baigne. La nuit la chaleur reste quand même, on apprécie la brise marine, et la moustiquaire est recommandée car il traîne comme de petits moustiques très voraces et quasi inaudibles.

    Le matin était sujet à l'oisiveté, inutile de se presser il suffisait d'attendre que les conditions se mettent bien en place. Nous traînions dans les hamacs, Sigo bouquinait, faisait sa gym ou allait se baigner… je prenais quelques photos ou les triais. Avant que le vent soit trop fort, nous pouvions contempler le vol des pélicans en ras-motte à quelques centimètres de l'eau, ou les rapaces en soaring en haut de la belle falaise située derrière la casa.
    C'était en clair notre moment de repos (notre pause d'hyperactifs), où nous étions contents que la connexion internet soit de faible débit, pour vraiment couper de tout, profiter de nos vacances, se mettre dans le rythme, bercés par la musique locale telle que

    ou
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    Le midi, nous pouvions utiliser la cuisine pour se faire à manger, à proximité une tienda permettait de se ravitailler. Vu comme le petit-déjeuner était copieux (et délicieux), en général quelques fruits et du pain genre brioché nous suffisait. Le soir il est préférable de réserver, nous allions en groupe au resto, au menu soit poulet (el pollo !), soit poisson (au top chez Martha sur la playa). C'est dommage tout de même, ils ne savent pas trop cuisiner, souvent c'est frit et on trouve rarement des légumes cuits. 1 fois / semaine était organisé un dîner commun à la casa, Edith la cuisinière nous régalait.
    Sinon pour donner un ordre d'idées, un repas tourne autour des 4-8 euros, une bière moins de 1 euro.

    A propos de la sécurité, depuis 2004 on nous disait elle s'est bien améliorée, les zones à éviter seraient plutôt les frontières avec le Panama et Venezuela.
    Lors de nos courtes escapades, il nous est arrivé de sortir des sentiers battus, tomber nez à nez avec des militaires, qui nous ont expliqué qu'il fallait une autorisation pour continuer, simplement nous avons contourné leur camp pour atteindre notre point de vue Un autre détail m'a surpris à l'entrée d'un centre commercial, un logo signalait de ne pas entrer avec une arme. Ensuite les règles de base habituelles doivent être appliquées, ne pas s'afficher avec des objets de valeur...

    Pour revenir aux visites, nous recommandons la ville de Carthagène (1 journée suffit), avec ses façades colorés, le photographe s'en donne à coeur joie Pour ceux qui restent plus longtemps, il est conseillé d'aller faire un tour au parc Tayrona aussi. Sinon, un couple que nous avons rencontré a eu la bonne idée de faire une correspondance 2 jours à Bogota, où il fait plus frais.
    Le week-end est assez festif, les colombiens sortent d'énormes baffles dans la rue, et la musique bat son plein jusqu'à la nuit, même dans les villages. C'est particulier, les gens ne peuvent se parler à cause du niveau sonore, ils jouent au billard ou dansent par exemple.

    Enfin on peut se demander s'il existe d'autres spots, si on cherche par exemple du "flat", mais d'après ce que nous avons entendu, cela ne vaut pas trop le coup de faire des bornes. Pour finir, 5 albums à visionner s'il vous reste du courage :

    Et cette fois, une vidéo a été montée :
    87838362



  • excellent report et trés belle photos


  • Onekite FFVL 2020

    Au top Oliv'

    Comme d'habitude un point de vue complet d'une destination pas encore grand public, avec les photos qui vont bien

    Beau boulot de présentation, merci pour l'invitation au voyage


  • Onekite Club 2020

    c'est marrant, on dirait ma copine Hélène strapfull en train de faire du macramé sur tes photos


  • KAF

    Exact, c'est bien Hélène qui a fini par virer les straps


  • KAF

    Vidéo terminée, ajoutée au début ou vous la trouverez aussi dans la rubrique Media


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